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PERE JEAN MAYAUX

31 AOUT 1916 - 25 JUIN 2007

Le Diocèse de Papeete rend hommage au Père Jean Mayaux décédé le lundi 25 Juin 2007: Une veillée de prière était organisée le soir même à 19 Heures et une Messe solennelle présidée par le Vice Provincial, le Révérend Père William Tepa, était dite le mardi 26 Juin à 10h30 en l'église Sainte Trinité de Pirae.

l – Etaient présents : Monseigneur Hubert Coppenrath, Archevêque de Papeete, Monseigneur Michel, Archevêque Emérite, plusieurs prêtres et diacres, des religieuses et religieux et puis le peuple des baptisés.

2 - Voici l'homélie prononcée par le Père William : « Chers paroissiens, chers amis, religieux et religieuses et prêtres, Mgr Hubert et Mgr Michel. Nous sommes réunis ce matin pour entourer de notre affection le Père Jean Mayaux, religieux des Sacrés Coeurs et ses frères qui sont dans la peine car un des leurs s'en est allé pour toujours.
Tournons-nous vers le Seigneur qu'il ouvre nos coeurs à sa Parole pour que nous y trouvions lumière dans notre tristesse, certitude dans nos doutes et force pour vivre cette heure.

3 - Commentaire : Permettez-moi de retracer l'itinéraire du Père Jean Mayaux. Il est né le 31 août 1916 à Favières, Meurthe-et-Moselle en France. Il prononce ses premiers voeux temporaires, le 8 Septembre 1952, à la communauté de Montgeron. Il fait profession perpétuelle à Chateaudun fin 1955 ; puis de novembre 1955 à juin 1957, il fait ses études à Rome. Il est ordonné le 1er Juillet 1957 à Chateaudun. En septembre 1958, il est nommé à Sarzeau comme professeur de 4ème, puis professeur de 6ème à Burthecourt en juin 1960.
Le Père Jean arrive en Polynésie en Août 1963, il est nommé instituteur du primaire à l'école Saint Joseph de Taiohae aux Marquises. Il occupera de nombreuses responsabilités dans le diocèse des Marquises : Vicaire Général de Mgr Tirilly, curé des paroisses de Atuona, de Nuku-hiva, de Ua-huka, de Ua-pou et de Fatu-iva. Il est nommé à la direction et à l'économat de l'école Saint Joseph. On peut dire qu'il a eu une vie bien remplie, il a servi et s'est donné pour l'Eglise des Marquises et ce peuple qu'il affectionnait beaucoup. Les marquisiens le surnommaient : le saint des Marquises, avec son cheval Tarzan, parce qu'il ne reculait pas devant les obstacles qu'il rencontrait dans ces vallées et ces montagnes abruptes. Il se souciait plutôt d'apporter les Sacrements de l'Eglise et l'Eucharistie à ses chers paroissiens dans les fonds des vallées.
Rien ne pourra séparer l'amour du Père Jean pour le Christ et ce peuple marquisien, le danger ? Il l'a rencontré. L'angoisse ? Il l'a surmontée !.. La peur ? Il l'a vécue. Il s'est tellement dévoué qu'il est resté fidèle jusqu'au bout à son Maître par l'adoration au Saint Sacrement, à l'Eucharistie, à la prière du chapelet et à sa famille religieuse des Sacrés Coeurs.
Et enfin comme le prophète Siméon, le Père Jean était un homme de Foi et il attendait aussi cette consolation dans ses derniers moments à la communauté de Pirae avec ses frères religieux malgré sa maladie qui l'a beaucoup affaibli et ses souffrances. Il peut maintenant redire : « Maintenant ô Maître Souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix selon ta parole, car mes yeux se sont fermés à la lumière de ce jour et ont vu ton Salut que tu as préparé à la face de tous les peuples. Lumière pour éclairer ce monde et Gloire de tous les peuples de la terre ». amen.

4 — Témoignage du diacre Karl au cours de la veillée de prière du lundi soir, qu'il a animée avec son épouse et les membres de la paroisse: lorsque quelqu'un nous quitte, on se prend à s'asseoir et on pense à lui. Et l'on se dit en soi-même : « Finalement, est-ce que je le connaissais bien ? ». Le Père Jean est passé chez nous à la paroisse de la Sainte Trinité, il a effectué des remplacements lorsque le Curé de paroisse était empêché par tel ou tel déplacement pastoral. Ce qui me frappait chez le Père Jean, c'était son regard, quand il vous parlait, il y avait une intensité, une force, une conviction, une foi qui vous rejoignait à l'intérieur. Et en même temps un coeur d'enfant qui vous désarmait et vous attendrissait. Malgré le corps affaibli par l'âge, la faiblesse due à la maladie, il se tenait debout parmi nous... Il nous témoignait de son amour pour la messe, pour son ministère, pour son sacerdoce, pour le Sacerdoce. Je me souviens qu'un jour de solennité, tout le monde s'agitait dans la sacristie, soudain, le Père Jean dit tout haut : « Et la confession ? Quelqu'un veut-il se confesser ? ». Oui, Père Jean, merci de voir l'essentiel : se convertir pour s'approcher de l'Autel avec un coeur purifié. Donc ce matin-là, je me suis agenouillé devant lui et je me suis confessé... Dieu nous a fait grâce en nous envoyant le Père Jean, je veux simplement dire à ce saint prêtre : « Père Jean, merci encore, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître».

5 - Le vendredi 29 Juin 2007, en l'église du Sacré Coeur de Arue, a eu lieu à 19heures, un dernier adieu au Père Jean Mayaux, avant le rapatriement de la dépouille, le samedi 30 juin, à 9heures, par le navire Aranui, vers les îles Marquises, à Taiohae.

Par le Diacre Moïse, Extrait du "Semeur tahitien, N° 13, Dimanche 8 juillet 2007, p. 12

PERE HERVÉ ABJEAN STÉPHAN

27 OCTOBRE 1920 – 24 JUIN 2007

Fils de André Abjean et de Marguerite Stéphan, Jean Louis (nom civil de Hervé) est né dans la localité française de Kernilis, département du Finistère, région de Bretagne, en France, le 27 octobre 1920. Le jour suivant il est baptisé dans son village natal.

Le 7 septembre 1939 il commence son noviciat à Montgeron et prononce ses premiers vœux l’année suivante, le 15 septembre 1940. Trois ans après, le 24 septembre 1943, il fait ses vœux perpétuels, tandis que le 19 décembre 1945, à Châteaudun, il reçoit l’ordination sacerdotale, des mains de Monseigneur Harscouet.

Le 24 décembre 1946, à 26 ans et un an de ministère sacerdotal, il arrive au Chili, dans un des premiers groupes de religieux français de la Congrégation qui arrivèrent à notre pays. Au début il est destiné à la communauté de Viña del Mar, ou à partir de février 1947 il rend divers services, parmi d’autres : il est aumônier et professeur d’école, économe et conseiller. Il est ouvert toujours à d’autres services dans la cité, principalement à l’attention de la jeunesse et des malades. En 1954 il retourne en France.

Sûrement ce trait d’ouverture à d’autres services apostoliques a conduit Hervé à faire partie des premiers groupes de frères de la Province qui s’ouvrirent à un service paroissial. De cette manière en 1960 nous le voyons à Santa Inés, où il sera jusqu’au moment de sa mort, sauf les interruptions de ses voyages en France. De 1960 à 1969 il est vicaire coopérateur, en 1970 il retourne en Europe, et en 1971 il est de retour à Santa Inés. Sa nomination officielle comme curé est signée du 16 octobre 1975.

Pendant plus de 47 ans à la Paroisse de Marie Auxiliatrice, dans le vaste secteur de Santa Inés et, ensuite dans les nouvelles cités de Libertad et Granadilla, Hervé fait toujours preuve d'un grand esprit apostolique et noue une relation simple, proche et franche avec le gens. Ayant un caractère énergique mais plutôt réservé, il sait créer des liens significatifs avec ceux qu'il sert et accompagne. Comme cela a été relevé dans l’homélie de ses funérailles, Hervé fut comme le serviteur de l’Evangile (Lc 17,7-10) qui sert son Seigneur, disponible à renoncer à son propre intérêt, parce que son premier intérêt est celui que le Seigneur ordonne et dont il a besoin : « le fait même de son départ comme missionnaire à l'âge de 26 ans, et surtout son long ministère parmi vous avec constance, sans faire beaucoup de bruit, en célébrant et transmettant la foi, en créant des liens avec vous, sa communauté, font preuve de sa fermeté, de sa décision de se donner de tout cœur, non sans limitations, mais avec tout son être, parce que c’était son engagement avec son Seigneur ».

Au cours des derniers mois, la santé d’Hervé s’affaiblit, à cause d’insuffisances hématologiques qui avaient été détectées depuis quelques années. Le 10 juin dernier, il est admis dans la Clinique Reñaca, de Viña del Mar, pour une infection respiratoire sévère (pneumonie). Après deux semaines dans la UCI, et maintenu sous assistance respiratoire, il décède le dimanche 24 juin, à 14 heures 30.
Son corps a été veillé dans l'église paroissiale de Santa Inés depuis le dimanche soir jusqu'au soir du mardi 26. De nombreuses personnes ont témoigné pendant ces jours du bien qu’ils avaient reçu d´Hervé et une nombreuse assemblée de fidèles de la paroisse, des amis, ex-élèves, religieuses, prêtres du clergé séculier et frères de la Congrégation lui firent leurs adieux pendant la messe des obsèques célébrées à 15.00 heurs le mardi 26 juin. Il a été enseveli dans la crypte de l’Eglise ss.cc. de Valparaíso.

(Traduction P. Fefe Lazcano, ss.cc.)

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